Journée de la Gentillesse

Journée de la Gentillesse

# Posté le vendredi 13 novembre 2009 13:01

Je vous en ai fait une copie, mais l'idéal est toujours d'aller voir l'original,cliquez

oO°Oo Photographe de Concert en 2009 et gratuité: inéluctable ?oO°Oo




Voici l'extrait d'un email d'un manager d'un groupe assez côté. Je me permets de le notifier ici pour 2 raisons :

•pour construire la suite de l'article, article que j'avais envie d'écrire depuis un bail
•parce que ce genre d'emails est devenu une sorte de lettre type copiée/collée que de plus en plus de managers, tourneurs et labels ont décidé de véhiculer tel un hoax
en général, il y a un « gentleman agreement » car les photos diffusées sur le site ou la page myspace de XXXXX (nom à remplacer en fonction de vos expériences personnelles) sont vues par des milliers et des milliers de personnes.

ça fait une exposition très large pour le photographe, et ça alimente la visibilité du groupe.

en tout cas, les photographes qui couvrent nos concerts en entier (et pas les 3 premiers morceaux d'usage) sont toujours heureux de nous remettre les photos après, et encore plus heureux quand celles-ci sont publiées sur le site ou autres usages.

Dans l'absolu, c'est vrai. Tout comme il est vrai dans l'absolu que proposer un album en téléchargement illégal sur son site ne va pas à l'encontre de la volonté de faire connaître sans frais à la masse globale Internet l'oeuvre de l'artiste. Et c'est ici que ça coince : on considère la musique comme un art à part entière (et c'est le cas), même si elle a toujours été intimement imbriquée à un modèle économique. La photo, depuis l'avènement du numérique – ou pour être précis, depuis sa propagation exponentielle dans les mains du grand public, que l'on va situer au alentours de 2005/2007 – n'est plus considérée comme telle, et se retrouve galvaudée.

Certes, parmi les 3 000 000 000 de photographes qui se prétendent en tant que tel, il y a de tout : du très bon, du très mauvais, mais quoiqu'il en soit, chacun veut véhiculer « sa » vision d'un événement, et est obligé de passer par un socle : tri des photos, retouche de ces dernières, diffusion sur le web (ce qui représente en général entre 1h et 5h de temps de travail). Cette surabondance au niveau de l'offre a permis à la demande de jouer sur les prix, en faisant chuter ces derniers de pratiquement 90% (une pleine page dans un magazine tenu par un mec qui porte tout le temps des lunettes opaques ne dépasse rarement les 100 euros ! Imaginez ce qu'il faut vendre pour en vivre).

Néanmoins, la demande dite « next gen » va beaucoup plus loin : le photographe est comme pris en otage auprès du bienfaiteur qui a daigné mettre son nom sur une liste, et doit se sentir redevable d'avoir eu l'autorisation de photographier un groupe, et il est « normal » d'offrir ces photos. La pratique s'est accentuée avec la génération dite « MySpace » où les fans offraient des clichés de piètre qualité pour alimenter les sites web officiels des groupes. Puis ces mêmes fans ont offert leurs photos dès lors que ces dernières furent à but commercial (DVD live, SongBook et toutes les goodies ayant un rapport avec un cliché live). Début d'un cercle vicieux amenant à la conclusion suivante « tout le monde donne ses photos, pourquoi certains veulent qu'on les paie ? »

Parallèlement, les conditions pour réaliser un reportage photo intéressant ont plus qu'empiré : pendant que d'un côté certains tentent de passer par les voies officielles, le reste de la salle est entrée avec son compact, son bridge et de plus en plus avec son reflex. Les règles du jeu ont changé d'un côté, mais pas du bon : le photographe qui a voulu être honnête ne sera autorisé qu'à shooter en général 3 titres, et devra sous les yeux souvent méprisants des molosses de la sécurité ranger son matériel, voire partir de la salle, pendant que les fans peuvent tranquillement filmer, déployer le flash à pleine puissance ... et surtout obtenir des moments « clés », des images fortes qu'il est impossible d'obtenir durant la durée légale (pas encore de transpiration, un duo inattendu, un final avec les bras levés et la salle complètement allumée, un saut de guitariste qui ne se fait qu'à la 4ème chanson ... etc). Bref, comme on peut le voir, avant de vouloir vivre de la photo de concert, et de se lancer dans l'aventure, il faut posséder avant tout un moral d'acier, et accepter d'être patient. Apprendre, et se démarquer des autres.

Parce que la photo de concert ne se résume pas à faire « clic clac ». Certains ont une réelle démarche artistique, tentant de coller au mieux avec l'univers du groupe, en soignant ses cadrages, en faisant fi des règles élémentaires de la photographie (sous exposer ou sur exposer volontairement, flous, poses longues, explozooms ...). Mais qu'importe : une photo de concert reste une photo, qu'elle soit « artistique » ou non, elle NE DOIT PAS être gratuite (sauf en ce qui me concerne pour les usages web « non commerciaux », et déjà là, rien que pour obtenir un backlink vers le HibOO, c'est limite s'il ne faut pas se transformer en Super Sayan niveau 4).

Alors je serais tenté de dire à tous ces groupes et managers, dont la plupart voient de bon oeil l'archaïque et anachronique Hadopi : il vous semble comme anormal de proposer un titre en MP3 en téléchargement sur un blog. Vous considérez ceci comme un vol. Ce qui est vrai. Pourtant, cette démarche permet une visibilité accrue du groupe. Un peu comme quand vous demandez gratuitement une photo à une personne qui tente de vivre de sa passion en lui argumentant que la visibilité prime sur la valeur. Sauf que 100 000 pages vues avec 0 crédit et 0 backlink (et quand bien même) ne servent pas à l'heure actuelle de monnaie d'échange pour payer un loyer, l'alimentation ou pour ne pas sombrer dans l'hyperbole, acheter / remplacer son matériel photo.

Pour vous, que représente la photo de concert ? Estimez-vous normal que des artistes qui se battent contre la diffusion gratuite de leur travail soient les premiers à vouloir des clichés sans contre-partie ?

PS : A titre personnel, je vends désormais chaque mois une dizaine de photos. Il faut donc prendre en compte que malgré la tendance actuelle, subsistent des artistes, des labels et des managers (voire des particuliers) qui préfèrent payer une image qui se démarque plutôt que se limiter à des clichés de fans certes gratuits, mais souvent sans valeur ajoutée (pour réaliser de bons clichés l'équation bon matériel+ opportunité est plus que souhaitée, même si non indispensable – je sous-entends pas là l'accès aux crashs barrières, ou sur scène, connaître le manager ou un membre du groupe ... blabla).

PS2 : A titre personnel, toujours, je pense que la situation est impossible à renverser (à la différence de la musique, les erreurs proviennent de tous les côtés, que ce soit les fans ou photographes amateurs qui offrent leurs clichés, les managers qui veulent construire du commercial sans rien débourser, et les labels qui accréditent les amateurs qui vont par la suite offrir leurs clichés en guise de remerciement), et qu'il faudra soit énormément de talent, soit énormément de relationship pour continuer à avoir foi dans ce qui de toute façon n'a jamais été un métier véritablement porteur et rémunérateur (sauf pour ceux qui ont photographié Michael Jackson, éventuellement)

PS3 : A la décharge des nouveaux arrivants dans le milieu, on apprend souvent à être photographe live « sur le tas » sans connaître les règles d'usage, et sans forcément mesurer les conséquences du don de ses clichés. Même s'il semble désormais que ce soit de plus en plus fait « en toute connaissance de cause ».
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# Posté le dimanche 11 octobre 2009 18:32

La vie est un fil d'or, unique et précieux !

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# Posté le vendredi 09 octobre 2009 09:51

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POEME DU BONHEUR

On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être
marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre...
Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore
assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront.
On est alors convaincu que l'on sera plus heureux
quand ils auront passé cette étape.
On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour
notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus
grande maison, quand on pourra aller en vacances,
quand on sera à la retraite...
La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment
pour être heureux que le moment présent.
Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce?
La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer.
Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux
maintenant qu'il est encore temps.
Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer, ' La Vraie
Vie! 'Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il
fallait résoudre en premier, un thème non terminé,
un temps à passer, une dette à payer.
Et alors la vie allait commencer ! ! ! !
Jusqu'à ce que je me rende compte que
ces obstacles étaient justement ma vie.
Cette perspective m'a aidé à comprendre
qu'il n'y a pas un chemin qui mène au bonheur.
Le bonheur est le chemin.
Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore :
quand on partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisamment spécial
pour partager notre temps et, que l'on se rappelle que le temps n'attend pas.
Alors, il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son
salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants partent de la
maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps,
l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur
moment que maintenant pour être heureux.
LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION !
Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux.
Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un
des meilleurs moments de sa vie.
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# Posté le samedi 12 septembre 2009 10:08